radio
là
eliane
la radio qui vous connecte
bonjour à vous chers auditrices et auditeurs nous sommes le mardi quatorze
juin il est quatorze heures vingt quatre
vous êtes branché sur radio mycélium la radio de la raffinerie
si vous connaissez pas encore cet endroit c'est une friche éco culturelle
son fief le site de l'ancienne l'ancienne usine à sucre du quartier de
savannah saint-paul
un lieu ouvert à tout le monde notamment les mercredis matin avec les
chantiers participatifs où de nombreux ateliers diverses et variées se
et tous les mercredis soir en plus des afterworks à thème ces rendez-vous pour
la map et en ce moment même on se trouve sur le quai où ont lieu les
distributions des paniers
la raffinerie c'est un tiers-lieu où l'on vient expérimenter et tester des
nouvelles manières de faire un endroit où l'on fonctionne travaillent et
consomment différemment
alors histoire de vous expliquer en détail le pourquoi du comment on a décidé
de consacrer une émission à toutes ces initiatives et activités qui voient le
jour ici
bienvenue à vous dans micro monde le mois dernier on recevait deux architectes
qui ont travaillé sur les plans de la raffinerie
tout ça de manière collaborative avec les personnes investies
et pour ce mois de juin on va s'intéresser à l'alimentation une thématique en
plein dans l'air du temps
au cours de l'émission on va essayer de voir comment ça s'organise ici à la
raffinerie on verra aussi comment un tiers-lieu peut apporter des solutions
nouvelles ou du moins alternatives aux propositions existantes
intéressera notamment au tien le nourricier
et pour discuter de tout ça j'ai le plaisir d'être en compagnie de deux
invités aujourd'hui antoine bonjour
bonjour en allant tâter un des référents du pôle snack culture ici à la
raffinerie on appelle ça des bienveillants des passionnés d'alimentation et de
même salem et corentin alias coco bonjour
vous souhaitez bienveillant du pôle potager verger
il était passionné de jardin et aujourd'hui c'est un peu mal au genou
un petit aléas juste avant de commencer
donc dommage qu'il ait pas le visuel parce que là du coup on a mis des glaçons
sur le genou
serait-il allé s'il y avait une vidéo ça aurait été sympa à montrer mais bon
en tout cas voilà on c'était histoire de replanter un petit peu le décor alors
donc le sujet du jour donc c'est l'alimentation le repas c'est un besoin
naturel universel mais pas seulement c'est un moment qui permet de créer ou
resserrer les liens sociaux et ça joue un rôle central dans de très
de nombreuses cultures notamment ici à la réunion je ne dirais pas mieux
la réunion que cette peur française multiculturelle où toutes les cuisines se
sont mélangées depuis le début où tous les produits se sont mélangés depuis le
ou le fait de se retrouver autour de notre bon vieux carry
un élément marquant dans les familles dont les associations dans les
rencontres c'est quelque chose qui porte la société réunionnaise qui est un
petit peu ébranlée aujourd'hui
il y a beaucoup de choses à inventer encore pour garder ces moments très
importants et savoir qu'est qu'est-ce qu'on met dans son cœur
ça c'est sûr
c'est un enjeu aujourd'hui
quand on vous dira
la même chose lui qu'à cette culture encore plus ancrée que moi
sur son carrie
lui c'est comment on produit ce qu'on met dedans
c'est pour moi aujourd'hui une source de travail dans ma cuisine dans la
manière dont on travaille à la raffinerie
pour pour essayer de faire des choses vertueuses joyeuses et surtout ensemble
mais oui je confirme
je confirme
et les chocs ont fait trois fois par jour dans l'assiette ils ont des
conséquences importantes sur un tas d'autres enjeux
ces choix peuvent détruire ou sauver l'environnement créer ou anéantir
anéantir des emplois préserver la santé ou la détruire encourager la faim dans
le monde ou pas manger c'est donc un acte politique économique et éthique
je ne dirais pas mieux tout ce que tu viens de dire là
chef que j'admire en france qui travaille dans les flandres et qui ne
travaille que des produits qui viennent à cinquante km autour de chez lui qui
fait plus de poivre
par là-bas qui fait plus de café dit que manger c'est voter trois fois par
jour et tout ce que tu viens de dire c'est voter c'est des actes citoyens qui
sont d'autant plus importants ici à la réunion sur sur une île
dans les conditions actuelles on voit des pénuries on voit des augmentations
de prix on voit des choses qui sont qui sont essentielles dans nos vies et la
manière dont on se nourrit la manière dont on choisit nos produits la manière
dont on les transforme l'énergie qu'on utilise pour le faire
sont des choses
propre à chaque citoyen et aujourd'hui il y a quand même une défaillance des
pouvoirs publics par rapport à ça
des tiers lieux comme le nôtre ont un vrai une vraie place
à apprendre
un vrai rôle et un rôle
qu'il soit social qu'il soit éducatif qu'ils soient communautaires dans dans
ces aspects là ça paraît peut-être un petit peu théorique
non le met en pratique ici
et le but
quand même d'avoir un impact alors concrètement la l'alimentation à la
raffinerie comment ça s'organise
du coup
l'amap déjà
alors il y a quelque chose qui marche très bien c'est la map
c'est dans le potager verger du coup on a mis en place des bacs autonomes
et on aura avant on essaiera d'être au monde
déjà qu'est ce qu'un baker
alors un bac autonome il faut savoir que le sol à la raffinerie est pollué dix
sept fois les doses de plomb sécurisées on va dire
dix sept fois les doses de pont sécurisés et le bac autonome il y aura une
réserve d'eau fond avec des de la scories et des parfums qu'on a mis pour
économiser des scories
un géotextile par-dessus de la terre et du paillage
mélangez avec un terreau
c'est les dimensions on est sur du un mètre vingt par quatre vingt dix en fait
donc voilà plus de deux mètres carrés
et en fait ces mecs-là ils sont très bien pour un endroit aussi sec et on va
dire un rite que savannah parce qu'ils maintiennent l'eau pendant jusqu'à au
moins deux semaines
c'est quand même très intéressant d'avoir une culture hors-sol et sont quand
même aussi très productifs parce qu'en fait du coup les racines par capillarité
vont aller chercher l'eau
dans les dents ces réserves d'eau d'environ deux cents litres
ne s'enlise sur cinq cents ans c'est de cupidité nerfs coupés en deux
et voilà et vont chercher l'eau dont elles ont besoin et c'est c'est comme ça
que ce sera plus productif et qu'on va pouvoir pousser à bon escient
pour la phase de construction c'est toujours en phase de construction
terminé notre première ligne de bacs sur première ligne sur quatorze du coup
qui devrait être terminé par la fin août
monde donc on a planté tout ce qu'on avait sur la main tout ce qui était bread
on a mis des fleurs aussi qui sont comestibles comme le cosmos des bonnes
choses que des bonnes choses pour le coup j'ai eu du gingembre mangue du manioc
de la cardamone mais vraiment tout ce qu'on peut mettre sur nos mains pour
l'instant et tout le reste est semé toute façon et ça va aussi dépendre du
des demandes et des besoins du pôle snack resto par exemple
c'est surtout sur la partie
dans le tiers-lieu nourricier comme on le conçoit ici une partie production et
une partie transformation une partie commercialisation et on est obligé de
travailler ensemble c'est même pas obligé on est content de travailler ensemble
à la contrainte
et c'est un vrai travail d'échange la corentin il est sur le lancement du
travail du potager en bac même si on a déjà la serre aquaponique et nous le
travail qu'on doit faire c'est moi j'ai souvent en tant que cuisinier je dis
souvent moi je vais cuisiner ce que la terre me donne je ne vais pas demander à
la terre
heure de sortir ce que j'ai envie qu'elle me sorte donc en fait
corentin dans son travail avec avec le groupe de personnes avec qui il
aujourd'hui nous on les laisse faire leurs expérimentations et on cuisinera
parce qu'on adore ça
ce qui sortira et après on pourra peut-être passer à une étape avec des enjeux
peut-être un peu plus de commercialisation de volume de se dire qu'est ce qui
marche bien à quelle saison comment nous faire des plans des menus qui auront
un sens par rapport à ce que la culture hors-sol permet de faire parce qu'on
est encore en expérimentation moi par exemple j'ai jamais travaillé des légumes
qui venaient de culte
dur hors-sol
et comment ils vont être
quand est-ce qu'ils vont sortir quelle maturité a quel goût
et ça c'est vachement intéressant dans l'expérimentation qu'on fait qu'on fait
aujourd'hui c'est pour ça que corentin qui a l'habitude des terres et tout ça
il a il a il a les mains libres en gros sur cet aspect-là même si moi
j'aimerais bien avoir du coteau midi tous les jours mais ce ne sera peut-être
pas possible
et on fera avec
peut-être un peu trop chaud ici pour ça
avoir un me dit pas ça
ça change beaucoup par rapport à la culture en sol au niveau des la maturité
tout ça
ça vraiment dont je pourrais pas vraiment dire de ce qu'on a déjà observé dans
des des backtest qu'on avait essayé on a vu par exemple que comment dire il
était quand même très productif
parce que c'est tellement tout bien concentré que par exemple on a eu des des
piments et des poivrons franchement qui ont on a jamais vu que ça donné aussi
bien en fait
même associé avec des brins gel qui pareille c'est même encore mieux que dans
le sol qui devient limite pousser mieux encore que c'est vraiment parce que
j'avais expliqué
juste avant comme les racines vont chercher par capillarité la quantité d'eau
dont elles ont besoin
en plus des autres nutriments présents et comme c'est un bac autonome du coup
qui qui est aussi autofertile parce que tout ce qui est comment dire feuilles
sèches tout ça qui tombe du plan va venir du coup recréer un ou moussant bain
le fait que ce soit aussi autonome à homogène passe
a part avant deux ans
je le dis en anglais désolé spam
un humus en bas pendant que
connaissance directe qui n'est pas coupée
papa c'est ça la magie de la radio coco merci allez
voilà c'est ça entre nous
puisque j'allais dire j'ai mal au ventre c'est normal
nous a la douleur elle monte à la tête c'est ça non mais du coup c'est le même
principe que la micro forêt ou le fait d'être condensé bon bah du coup les
archives ont touché plus vite bella du coup c'est pareil ils vont être plus
s'autoréguler aussi
autonome même s'il y a quand même un peu de travail donc il faut quand même
traiter tout ce qui est pucerons cochenilles par exemple
rebondir sur quelque chose parce qu'on est quand même dans une dynamique de
permaculture à la raffinerie
et on a remarqué que sur le bord de nos bacs autonomes poussée de la natura
qui est un puissant psychotrope
et on au lieu de l'arracher on s'est dit on va le laisser parce qu'on a
remarqué que les pucerons venaient sur ce sur ce plan donc au lieu d'aller sur
nos cultures et rester sur la nature non pourquoi l'arracher laissez-la faire
son travail on est vraiment dans une dynamique de travailler avec la nature
l'accompagner au lieu d'essayer de la contrôler en fait
donc il y a toujours ça toujours cette même si c'est en bac de deux mètres
carrés on va quand même essayé de garder cette logique de permaculture
datura t'évitera de la mettre
dans ce que tu récoltes
notre petite tisane du soir
t'as fait pas vraiment pour que le site ok
et donc après il y a même limite moins de travail que de la culture
plein air où il y aurait quand même moins de travail une fois que s'élancer
c'est long dans ses lancements c'est vraiment on va dire que c'est long au
lancement par exemple là on a mis des fleurs
quand même le datura le temps que l'écosystème se mette en place un toujours
un mois ou deux mais une fois que c'est parti
le fait qu'il soit plus ou moins autonome éclat comme ce sera des lignes
carrément et seront assez proches
vraiment faire des associations de culture tout ça est par exemple la
technique des mille-pattes des un quinze ces millénaires
oui mettez un maïs à haricots du coquine fabacées qui va fixer l'azote dans le
sol le haricot va monter sur le maïs et on met une courge avec ça la cour je
faire couvre sol et garder faire descendre la température de cinq degrés par
donc juste ça
travailler sur des techniques comme tel
vont aider à ça du coup tout le monde peut c'est accessible à tout le monde ça
ces bacs autonomes tout le monde peut le faire
tout le monde peut le faire avec un minimum d'amour et de connaissance
mais ça c'est notre travail
la patience et tout ça mais d'ailleurs tu vas en installer dans une école
bientôt non c'est ça une émotion une commande pour quatre bac un super habillé
tout simple
les personnes qui nous écoutent
si elles ont besoin de conseils elles peuvent venir te voir
moyennant un don bienveillant du pôle protège énergie
coco qui est là tous les matins
et même les après-midi et même les amis
du lundi au vendredi huit inquiets
et du coup alors donc on a parlé
dans des bacs autonomes la serre aquaponique on avait fait une émission
exprimée en une phrase
pour les personnes qui débarquent et qui disent mais qu'est ce que c'est que
ça est-ce que vous pouvez nous rappeler qui qu'est-ce que c'est
vraiment en une phrase alors c'est des poissons dans des bacs qui en
produisant leurs déchets vont créer de la monnaie homme nitrites nitrates qui
vont être transformés par des bactéries chaque fois il y a un bac différent
pour les trois stades c'est le cycle de l'azote en ammonium nitrites nitrates
et sel tôt va dire
cette eau riche
l'ammoniac peut pas être assimilé par les plantes l'azote oui
ça va être du coup assimilé par les plantes qui vont elles refilent trello la
renvoyer aux poissons du coup il y a un écosystème comme ça qui se met en place
circuit fermé en circuit fermé du coup les plantes sont nourries mais comme
vous voyez on a des plants de tomates de trois mètres donc
ils sont vraiment magnifiques c'est extrêmement productif et voilà donc ça
c'est vraiment pas bon
et pour juste rajouter quelque chose à quoi
il y a quelque chose de vertueux aussi c'est que les poissons ils ont un cycle
de vie
derrière nous on peut récupérer des poissons et les transformer et faire
goûter à des gens des ce sont des tilapia qui sont vraiment excellents
les plantes les nourrissent bien et il nous reste bien les plantes et nous
derrière on les respecte
en les cuisinant qu'on est capable de les respecter on les cuisine
jusqu'à l'arrête en entier pour les respecter
même si on est dans des démarches plutôt végétarienne plutôt de réduction de
produits carnés là on fait du la serre aquaponique nous permet d'avoir ces
poissons-là mais comme un boeuf comme tout le respect de l'animal c'est aussi
quand on le tue pour le manger
appelons un chat un chat
on le respecte jusqu'au bout et on le valorise jusqu'au bout et à terme
c'est aussi un peu la logique de de la raffinerie dans son écosystème
d'alimentation on fera des farines avec les arêtes
ah ouais
il y a plein de choses c'est déjà ça ou ça existe déjà hum hum hum hum hum hum
hum hum hum on avancera rien
à faire ça
l'idée c'est que c'est assez original de le faire dans un tiers lieu
de le faire à la réunion
ça va déjà
le cas
c'est ça qui est génial à raffinerie ce qu'on peut expérimenter ça on peut le
et on a la matière première pour le faire c'est génial
et comment vous faites pour les repas que vous faites pour le public lors des
alors on a on a des logiques
aujourd'hui on est vraiment en essence
encore en test sur la serre aquaponique et sur le potager mais il y a quand
même de la production donc toute la production qui sort
ici valoriser ce soit pour les repas pour les bénévoles quand on fait des
chantiers bénévoles ou même pour nos soirées où on a de la commercialisation de
repas donc on essaye au maximum d'utiliser ces produits on les utilise par
exemple on est autonome en salade aujourd'hui
ce qui est quand même assez original surtout avec les cyclones qu'on a pris
des salades on avait pu sur l'île mais nous on en avait donc on était contents
donc ça c'est le la première chose on essaye de valoriser au maximum
et ensuite quand on fait des repas on essaye aussi de valoriser le travail des
agriculteurs qui sont à côté de chez nous
on a une amap dont tu parlais tout à l'heure
avec deux agriculteurs bio qui sont vraiment à proximité d'ici
on essaye de leur commander leurs légumes on essaye d'avoir une politique
vertueuse d'achat c'est-à-dire le moindre produit
importer même si c'est pas facile
faut être clair on peut pas le faire tout le temps c'est un mais c'est un
enjeu de
du pôle snack est en tout cas de pouvoir
proposer de l'ultra local si celle de l'import l'import de très bonne qualité
c'est vraiment des choses
qu'on défend qu'on travaille on est en développement là-dessus mais c'est
important dans un logique de tiers-lieu nourricier c'est aussi pour apprendre
aux gens qui viennent ici
qui sont ceux qu'ils soient qui viennent boire un coup soit qui viennent faire
un chantier vient de faire de la sensibilisation au fur à mesure qui a eu un
impact social sur nos habitudes de consommation sur sur nos choix de produits
sur comment on mange pourquoi on mange quand on mange
et ça c'est ça fait partie du cœur du réacteur on va dire de l'écosystème qui
est en train d'être mis en place ici sur toute la partie alimentation
dans cette logique de tiers-lieu nourricier qui est assez innovante à la
réunion en fait où en est vraiment de la production à la commercialisation en
transformant et c'est vraiment une chaîne
c'est une chaîne qui est assez joyeuse qui n'est pas forcément facile à mettre
en place mais qui a un impact et on espère à terme que cette expérience qu'on
est en train de faire elle soit
vraiment vertueuse
et qu'on puisse apprendre à d'autres à le faire et ça c'est vraiment important
pouvoir essaimer
le faire tout seul dans notre coin n'a aucun impact si on arrive à le faire
faire et à le faire avec d'autres ça sera mais cent pour cent gagnant surtout
dans la logique aujourd'hui
qui est la nôtre sur une île
il y a des pouvoirs politiques qui veulent une autonomie alimentaire
ouais allons-y quoi alors justement qui disait je voulais rajouter quelque
qui disait que vous essayez de d'être sûr du début à la fin la production la
transformation et la commercialisation
le tiers-lieu a un statut hybride c'est ni privé ni public le lancement des
activités ils dépend souvent des subventions
donc l'etat ou les subventions privées elles mettent l'impulsion et ensuite
l'idée c'est de devenir autonome c'est ça un peu votre modèle économique ça
repose là-dessus
ah oui j'aime bien ce que tu viens de dire on a déjà parlé effectivement
je ne sais pas quoi dire de plus
et de mieux l'inde en train en train de préparer un appel à projets justement
pour avoir des subventions privées d'une fondation privée
un dîner parti partir
rien de commenter mais elle a fui
ce n'est pas la première fois mais l'idée de l'impulsion oui c'est que ce
statut hybride nous pouvons il nous permet d'avoir une vision vraiment très
associative avec profité des financements des pouvoirs publics qui ont un sens
et sur lesquels on peut répondre et qui nous intéressent
pour derrière développer vraiment une autonomie financière
l'objectif n'est pas de gagner de l'argent l'objectif il est de faire vivre
cette petite filière
ces travailleurs
en leur donnant de la valeur parce par la nature de ce qui est fait par
l'impact de ce qui est fait on espère être autonome à terme économiquement sur
cette partie-là il y a une épicerie aussi en vrac
un laboratoire de transformation qui va nous permettre de transformer les
produits du potager de les conserver et pouvoir les vendre
derrière
toutes ces toutes ces démarches-là elles sont
on ne peut pas ne pas avoir l'économique
parce qu'il y a des travailleurs derrière même si il y a des bénévoles et des
travailleurs c'est aussi la dimension d'un tiers-lieu de faire cohabiter tout
ce petit monde-là
ça cohabite bien c'est super agréable
on en est à une phase deux on va dire post développement on est encore en
développement mais on a quand même des choses qui fonctionnent
et on est hyper confiant sur la suite tout à fait
merci pour ce commentaire coco
pose qu'on fasse une petite pause musicale
et juste après on verra du coup la notion de tiers-lieu nourricier parce que
depuis tout à l'heure on en parle mais on n'a pas vraiment expliqué qu'est que
c'était et du coup on se retrouve juste après
tu voudrais mon corps
un papillon comme l'émotion
parlons
je voudrais encore mieux
variante
mon
mon corps tendu d'un état d'âme
des capsules mon lampe cool
mon père s'abandonne
voilà
non mais c'est pas ça
le souffle vent si mon beau
vis mon rêve de belmondo dans la vie dans l'amour l'esprit du vent
vraiment
un papillon comme l'émotion
six normal
je voudrais mon corps
bio anti-vibration
mental
parti du sommet
sympathique si bref mon assignation les plantes comme bayonne
laisse mon camp pourri en plein marathon vivement ici même
en tant que san diego
pas vraiment camp
les dépôts
un papillon comme l'émotion
si c'est bon
allô
les vaudrait mon corps
les deux
fabio équilibre
c'est mental
la balade
papa
barbara
en alabama
mme barbara
avant ma maman
et voilà à l'instant c'était donc graines semées avec le titre papillon on
continue donc cette émission micro monde
orienté alimentation aujourd'hui et depuis le début de l'émission on parle de
tiers tiers-lieu nourricier mais c'est quoi un tiers-lieu nos nourricier et à
quelles problématiques ça répond
tiers-lieu livre ici c'est un concept ça paraît un peu théorique comme ça on
comprend un peu ce que ça veut dire il y a un tiers-lieu qui nourrit
ça veut tout simplement dire qu'on travaille sur des notions d'alimentation
qui peuvent être très large ça a été un petit peu théorisé suite à une étude
en métropole sur quinze lieux qui font ça en gros ça veut dire on s'intéresse à
l'alimentation d'aujourd'hui on s'intéresse à comment on produit
notion d'agrumes de gros agriculture de permaculture tout ça on s'intéresse à
comment on transforme et on s'intéresse à comment on mange et aussi comment on
commercialise tout ça donc s'il y a il y a différentes notions une notion de
justice alimentaire de se dire
un aspect un peu social
surtout sur l'île aujourd'hui où comme je disais tout à l'heure le carry est
en train d'être un peu supplanté bon je vais être un peu extrême par certains
certaines modes d'alimentation
venu d'outre-atlantique
un
extrêmement simple
après je suis engagé là-dessus
mais c'est comme ça mais t'as le droit de le dire
c'est histoire histoire histoire de dire que on a besoin de sensibiliser tous
les publics
a cette notion notamment sur une île de se dire à ce produit-là il est
fabriqué ici à ce produit-là il pousse ici ah ouais super comment ils poussent
et ça ça fait partie d'un tiers-lieu c'est-à-dire apprendre comprendre
comment sont produits comment est produit ce qu'on mange
raïs a une dimension citoyenne de se dire dans un tiers-lieu nourricier
je vais me réapproprier mon alimentation ça veut dire quoi je vais me
réapproprier mon alimentation c'est quand corentin fait des chantiers
participatifs avec des bénévoles c'est les gens qui viennent
ben ils vont se réapproprier ce qu'il fait parce qu'ils vont planter ils vont
peut-être venir la semaine d'après deux mois après en disant le plan de
carottes que j'ai fait il m'a donné une belle carotte
ainsi je peux pas faire ça chez moi ça pourrait être sympa ça tient
ça changé le salon et beaucoup de gens apprécié dans la culture créole
beaucoup de gens ont des jardins et quinze mètres carrés ça suffit en fait
quinze mètres carrés ça suffit largement pour créer un petit jardin en
permaculture tout ça
lancer sa propre réduction pour le plaisir personne en fait pour la
consommation personnelle
donc ça c'est les deux premières dimensions il y a une troisième dimension qui
est un peu plus professionnelle c'est parce qu'on travaille ici
la raffinerie mais nos voisins des jardins de fond aymard le fond c'est-à-dire
réapprendre aux agriculteurs l'agroécologie c'est-à-dire comment travailler
les amener à avoir des terres leur proposer des terres ça aussi c'est le
travail de certains tiers lieu nourricier nous on n'est pas sur cette logique
là on est vraiment sur une logique de production ensemble transformation
ensemble commercialisation ensemble avec ces éléments vraiment de apprendre
faire ensemble et donner de la valeur à ce qu'on
en fait la valeur elle est humaine elle est économique aussi
le tiers-lieu nourricier englobe un peu tout ça mais c'est une définition qui
émouvante parce que comme on expérimente beaucoup de choses peut-être que ça va
changer l'écosystème qu'on met en place
ici où on va aussi retraité tous nos déchets
de ce qu'on mange il y a toujours des déchets dans ce qu'on mange
eh ben on a un asti composteur on va avoir ça et la notion de tiers-lieu
nourricier prend en compte tout sa production transformation mais aussi le
travail autour des déchets le travail autour des sols le travail avec les
insectes on va avoir une champignonnière bientôt
ça c'est c'est tout ça qui fait que le méthaniseur aussi le méthaniseur
expliquer à méthaniseur
une grosse structure on va dire gonflable qui travaille avec l'eau
quand on va peut-être pouvoir vélo et légère l'eau et les déchets organiques
du coup
on va dire que ça marche quand même des intestins et un estomac
et du coup dans le fond il y aura tout ce qui est déchets organiques qui vont
grâce aux bactéries qui vont être travaillés et transformés en gaz le méthane
qui va remonter
après le méthane un gaz un gaz très volatile par rapport au butane ça donc on
ne peut pas forcément le mettre en bouteille mais je dis rien trop plein et
tout ça s'évacue mais on peut ça arrive le mercredi et qu'on fasse cuisiner
qu'on cuisine nature
grâce au méthane qu'on produit grâce à nos déchets organiques et il faut
savoir que y a un trop-plein ça comment dire ça produit une sorte de purin un
jeu extrêmement fertilisant qui peut être utilisé dans les bacs autonomes par
exemple et c'est l'une des raisons pour lesquelles ils sont aussi productifs
presque autant le poisson qui est jeté autant l'eau du méthaniseur reste
toujours ancêtres
dynamique de d'écosystème et d'interdépendance des pôles de ça aussi
oui ça c'est le méthaniseur effectivement il est installé juste à côté de
notre laboratoire de transformation qui est en travaux
lui et l'énergie on va dire gaz
cent pour cent qui sortira du méthaniseur sera utilisé pour faire les
confitures pour chauffer
ça c'est assez original c'est rigolo en plus
affaire nous
quand on est cuisinier on n'est pas du tout formés à ce genre de choses on est
formé à utiliser et à jeter à utiliser des énergies pas forcément renouvelables
en est
pas du tout formé à ça et ici on apprend à faire ça et moi aujourd'hui je suis
beaucoup plus heureux quand je cuisine à me dire à trier mes déchets à la fin
de vont servir à quelque chose ils vont me ramener
du plaisir à avoir de nouveaux produits à enrichir des choses et le
méthaniseur en fait partie et puis en plus c'est juste un petit peu drôle quand
même cette structure gonflable où on va brancher un tuyau et on a du gaz c'est
quand même moi je trouve ça rigolo je trouve ça intelligent et j'aime
travailler avec ça et l'idée alors ce serait de sensibiliser dès le plus jeune
nage il faudrait faire des ateliers avec les marmailles surtout ça c'est la
logique à terme du lieu et de l'appel à projets qu'on est en train de faire la
métropole un inclus ça l'idée comme je le disais tout à l'heure c'est
d'essaimer un petit peu
c'est ça
plus que sensibilisé je pense qu'on doit avoir des
des volontés et des enjeux qui c'est pas juste faire savoir c'est faire
changer les comportements c'est un tiers-lieu nourricier il a ce rôle-là et je
pense qu'on peut se donner ce rôle-là c'est c'est un gros engagement ce n'est
pas forcément facile à faire mais
l'impact qui sera là c'est-à-dire que savoir oui faire c'est gagner
et avec les marmailles oui mais pas que avec les marmailles
tout le monde a la capacité d'apprendre ça va oui les marmailles on travaille
sur sur le sur l'avenir et on sait qu'aujourd'hui sur la partie
environnementale production
alimentaire agroalimentaire on est quand même pas super clean
un c'est eux qui changeront la donne
même si les générations
qui arrivent sont beaucoup plus sensibilisés que nous à ça
et aurons la capacité de faire nous on se doit de les accompagner
je suis pas de la génération des marmailles
je n'ai pas été sensibilisé à ça quand j'étais petit
je me suis sensibilisée
et aujourd'hui j'agis en fonction mais c'est pas donné à tout le monde et on
se doit d'accompagner ces gens-là même julien même des gramoune même un
gramoune qui va acheter sa boîte de haricots qui vient de du canada
on peut le sensibiliser et on peut lui dire tiens la boîte de thon de ta
boutique d'à côté là c'est qu'elle est faite par l'agriculture et l'agriculteur
qui est à côté de chez toi et qui n'est pas forcément plus cher
et là il y a un vrai plaidoyer à faire
il y a mais faut être très engagé pour faire ça et avoir des moyens
pour aller voir les gens parce que les gens ne vont pas venir sur ces sujets
là à nous il faut aller les voir il faut leur prendre la main les amener et il
y a des gens qui voudront rien savoir mais nous ceux qui voudront savoir ouais
on va bien les aimer
et pour rebondir là-dessus sur cette notion de sensibilisation et
d'accessibilité aussi du tiers-lieu du tiers-lieu par rapport au quartier de
savannah par exemple
alentours puisque le but d'un tiers-lieu c'est vraiment du coup le de
s'adapter et d'attirer les quartiers qui l'entourent
il y avait le concept par exemple de la
comment dire de là et vous pouvez appeler ça la nourricière la nourricière
merci et du coup le but c'était de planter à l'intérieur de notre tiers-lieu
tout ce qui est par exemple passiflore ou haricots pommes en l'air des choses
qui sont du coup killian qui vont aller de l'autre côté de la haie les gens
simplement ils vont passer
c'est là où on peut on peut récupérer on plante chez nous mais pour
l'extérieur aussi et on veut on va commencer en voyant ça ils peuvent être
attirés et disons le nombre de fois quand je me balade et que je vois des
bâtons brogues des agrumes qui dépassent sur la rue où je me dis je vais pas
les prendre parce que c'est pas forcément super pour les gens
le nombre de fois où j'ai envie de le faire si on fait ça c'est ça
sera en tout cas dans le projet du potager verger de mettre en place cette
nourricière vous êtes formidable pour les habitants du quartier pour les
habitants du quartier où les passants ne voulez pas s'envoler
mais en fait justement on parlait de l'importance du repas dans notre culture
mais en fait l'alimentation ça peut aussi vite devenir un élément d'isolement
voire d'exclusion à cause de contraintes économiques et pour beaucoup de gens
qui se trouvent dans la précarité c'est un casse-tête quotidien en fait
d'arriver à manger et à bien manger
et justement ces derniers temps le frigo de la raffinerie il a été visité par
une personne extérieure et donc on s'est posé la question de mettre en place
des repas suspendus
est-ce que vous pouvez me rappeler le concept et ce que vous pensez que ce
serait possible de voir ça ici
un repas suspendu c'est c'est originaire du café suspendu qui a été fait en
métropole au départ où moi je vais prendre un café au zinc d'une brasserie
les gens payent deux et il y a un café qui est suspendu pour quelqu'un qui n'a
pas les moyens et qui va venir prendre son café et qui dans et qui dans le bar
dans la brasserie va pouvoir parler avec d'autres gens c'est c'est une
dimension sociale le repas suspendu
aujourd'hui à ma connaissance il n'existe que très peu ou pas du tout sur
ça ça existe quand même ça existe quand même je pense ouais mais juge pas
treize tu sais toi tu
moi je je en tout cas je ne l'ai pas je suis pas au courant
mais ça ça pourrait être génial parce que dans la notion de tiers-lieu
nourricier dans la philosophie qui est la nôtre à la raffinerie de manière
générale l'aspect social il est quand même bien présent
voyons on fait cinq ans
ah non c'est vrai mais oui mais ce serait bien mais on fait ça quand
un peu chaud pour simplement accrocher la bouffe sans que ça pourrait on va
pas l'accrocher mais mais pourquoi l'idée c'est de créer du lien social aussi
réutiliser ce ne serait pas juste d'accrocher à manger ce serait de créer ta et
nourricière elle est un peu dans cette logique là
mais comme je disais sur le café le but c'est de discuter
d'être avec les gens et échanger mais si tu te mets derrière la haie
oui à découvrir la ferrari il y a des fruits de la passion
éclat tu nous dis viens
oui là là là on est dans un dans un rôle d'échange dans un rôle d'ensemble
mais peut-être déjà rien que des petits paniers
avec deux trois chouchous avec deux trois productions qu'on qu'on met là et
les gens ils savent qu'ils peuvent venir chercher leur petit panier
et qu'on discute avec eux
ah oui tiens on va mettre ça dans le on va mettre ça dans le dans le projet du
pôle et on parle souvent de résilience écologique et on en parle aussi dans
l'alimentaire résidence alimentaire c'est quoi la résilience alimentaire déjà
le mot résilience est un mot qu'il faut expliquer qui est très très fort
c'est-à-dire quand on a subi un choc c'est se relever d'un choc à la basse
on parle de de résilience pour des gens qui subissent des traumatismes dans
leur vie
ça a été transformé aujourd'hui
sur la partie va dire alimentaires des choses de se dire on a vécu un
traumatisme avec le développement de l'agroalimentaire et des produits
ultra-transformés et on a bousillé nos sols et donc c'est un traumatisme pour
la terre donc c'est résilience aujourd'hui pour la terre et la résilience
alimentaire c'est un peu tout ce qu'on vient de dire avec avec corentin c'est
se dire
soyons humbles en tant qu'homme
travaillons la terre oui mais travaillons là bien pour manger bien et lui
rendre bien
ce qu'elle nous a donné
en gros c'est pas l'épuiser c'est la respecter ça ça veut tout et rien dire
travailler avec elle c'est travailler à venir ayant fait ça toi tu fais ça
tous les jours
coco
la nature a toujours travaillé dans cette ce respect avec son des notions de
permaculture toute façon
ça a arrêté aussi de manger des légumes qui sont pas de saison par exemple
c'est pas la saison des tomates entre on va dire
entre décembre et mai
entre décembre et mai on va faire en sorte de pas faire de rocaille de karine
manger plus frit ou autre chose
donc ça aussi c'est mettre en place
bien dynamique-là chez nous
la résilience alimentaire c'est quelque chose qui se travaille en communauté
c'est-à-dire que c'est les citoyens les pouvoirs publics
les corps intermédiaires qui peuvent être les associations les tiers lieux
bien sûr
on va dire que c'est un travail commun aujourd'hui à la réunion là
il y a il y a une commission régionale
de l'alimentation
de par la crise qu'on vit
aujourd'hui d'un port de certains produits d'augmentation des prix ça devient
de plus en plus
important à la résilience c'est ça c'est-à-dire coordonner les forces d'un
pour un
mieux travailler la terre utiliser moins d'énergie
et surtout mieux se nourrir mieux se nourrir c'est moins de dépenses de santé
plus de bien-être
sans parler de longévité de vie tout ça
à la question
mais ça a un impact sur le système qui est le nôtre aujourd'hui et la
résilience englobe un petit peu
un petit peu tout ça et le tiers-lieu nourricier y répond complètement à ça et
en ce moment il y a des pénuries d'huile de moutarde
comment est-ce que la raffinerie est impuissante
anisé face à tout ça est-ce que tout à l'heure tu dis tu parlais d'un de
quelqu'un métropole qui a décidé d'arrêter de consommer du poivre et du café
du coup est-ce que la à la raffinerie en serait capable de faire ça
on sera capable de faire ça on saura on saura capturer conditionnel et du
futur ce sera dans nos faut faut être clair il y a de l'inertie à nos habitudes
de consommation des web à nos habitudes de production c'est vachement dur c'est
c'est vachement dur mais l'exemple que j'ai cité tout à l'heure et tu cites
plus de café mais qu'est ce qu'il a fait il a pris de la chicorée chez lui il
a pris des épices chez lui et il a inventé son café
moi j'ai eu la chance de le goûter ouais et bien tu me le dis pas je te dis
c'est du café
eh ouais ouais vraiment vraiment c'est assez incroyable il a fait ça avec des
et des des modes de torréfaction des modes d'infusion qui sont et donc ça nous
pousse à la créativité et
ici on a la chance une des valeurs fortes de la raffinerie c'est
et en fait notre voulait tient lieu de tous les tirs
et ça nous pousse à une créativité aujourd'hui effectivement il y a plus
d'huile euh moi je fais plus de friture ouais c'est pas grave
ok pas de moutarde dans la vinaigrette je ne mets pas de moutarde amère dans
la moutarde dans la vinaigrette il faut de l'huile n'ai pas d'huile
qu'est-ce que je fais j'utilise un produit lacté à ma mère des produits lactés
on en a peut-être bientôt plus
qu'est ce que je vais faire
je vais aller voir mes potes déco pratique
le tiers-lieu qui est à côté
abaaoud font de l'huile de mourront mourront que ça pousse dans les dans les
ravines ici on va peut-être pouvoir faire une vinaigrette avec ça ça pousse à
une créativité
alors qui sont ceux-là qu'on s'éclate un faux faut être clair moi foot des
samoussas dans un bain d'huile ça ne m'amuse pas
réfléchir à une réfléchir à une vinaigrette avec de l'huile de mouron et avec
peut-être la graine de moutarde produite ici qu'on va venir piler
bah ouais on s'éclate quoi après ça demande énormément d'investissement
énormément de travail c'est beaucoup de temps beaucoup de travail on a la
chance d'en avoir donc profitons en
vous parliez du laboratoire de transformation
de l'épicerie vrac tout ça ce sera ce sera viable quand
c'est dur souvent de donner des dates mais fait ce qu'on a un à peu près ça
sera viable quand ça sera viable
ma réponse c'est
on n'est pas soumis à des contraintes
a part les nôtres d'envie
et donc l'envie on l'a dont on avance avec l'inertie qui est la nôtre on n'a
pas de couteau sous la gorge pour le faire on veut bien faire on veut faire que
des choses qui auront une pérennité qui seront là dans le temps
donc on essaie de bien les faire j'aimerais que dans un an
aujourd'hui on me disent ouais le labo il tourne à plein à pleine balle
le potager il tourne à pleine balle le resto il tourne à pleine balle et les
puissants a plein de monde en fait pas dans un an ça va tourner à plein moi
j'ai envie de me fixer cet objectif là mais on travaille en collectif on
travaille ensemble
un autre rythme et le rythme et il est de bien faire donc que cette
construction là aujourd'hui et on est en plein dedans
ce qui est génial c'est qu'on arrive à faire des choses tout en les
construisant moi je je te dis rendez-vous dans un an
qu'est qu'est-ce qu'on pourra trouver alors dans tout ce que vous allez
transformer comment ça va se passer vous savez déjà un peu ou c'est encore un
peu flou
alors je sais
transformez peut-être pas mais je sais qu'on va faire pousser tout ce qui est
un peu légumes longtemps de ça tout ce qui est le lalo la rock au gombo
l'avant l'est peut-être sûrement de la bi basse
on va essayer comment va vite pommes en l'air des trucs comme ça peut-être
la pop peuple savais qui ressemble un peu une passiflore du coup
donc il y aura pas mal de de fruits et légumes longtemps
que je laisserai du cou
comment dire antoine répondre pour voir comment elle pourrait transformer ça
la la transformation elle a deux objectifs c'est conserver et valoriser
conservé aujourd'hui il y a y a un vrai dictionnaire des vraies habitudes sur
les les lactofermentation les fermentations
tout ça donc on va on va on va faire plein de tests tout simplement les pop
par exemple moi j'ai envie d'en faire des pickles puisqu'elles c'est un bon
américain mais
envie d'en faire des vinaigrée et de faire de la lecture fermentation avec on
va on va essayer de faire ça on va faire de la confiture
je ne sais pas si on fait du confort de faire de la farine avec le confort
on va avoir la place dans les bacs pour la flore
de ce genre ce genre de choses en fait c'est vraiment dans une logique
je dirais complètement innovantes et traditionnelles ces deux mots qui sont
normalement antinomiques mais avec les produits qu'on a
ici faire des choses modernes dans la conservation dans dans dans le faire en
gros des choses un peu sexy pour que les gens consomment ces produits là je
donne juste un exemple personnel moi quand j'avais mon restaurant ici
je travaillais le camp barre je travaillais le songe pâté
et j'avais de la clientèle créole moi je suis pas à la réunion depuis
longtemps il me disait mais c'est quoi vos trucs à sort douce
comment vous l'avez fait
ben en fait moi j'ai pris des produits d'ici traditionnelle je les ai fait à
ma manière et les gens il aimait bien parce que ce n'était pas la manière
et je pense que c'est quelque chose on va dire qu'on va faire que ça mais dont
on peut s'inspirer pour être dans une certaine modernité
tout en travaillant des produits mais purement traditionnels d'ici et qui sont
adaptés à ici et qu'on est capable de faire nos semences qu'on ne suit pas
on devrait même si bon la plupart des semences qu'on a sont mai
grâce à son effet c'est-à-dire qu'elles ne sont pas reproductibles
n'avons pas les graines qui abandonnent ne seront pas forcément fertiles ouest
c'est pas joli non plus
on essaie quand même de voir dans ce billet
il y a des contraintes mais comme je disais dit alors ici on élevé on est là
pour lever les contraintes
le labo il lèvera ces contraintes-là la marie a construit un séchoir solaire
va déshydrater aussi
dans cette logique de conservation et de valorisation
ok merci est ce que on a fait le tour de l'alimentation et rafini je pense que
oui du côté potager verger en tout cas
ouais voilà on a dit plein de choses
on a dit plein de choses c'est super
en effet on va continuer à les faire
et j'espère que vous qui nous écoutez viendrez nous voir pour voir la réalité
de ce qui est fait et puis si vous voulez nous filer un petit coup de main
ah ouais ça serait cool
en tout cas tous les mercredis il y a possibilité
reste que d'aider en cuisine
jeudi matin pour les chantiers participatifs le mercredi soir pour les
afterworks et puis voilà le reste du temps c'est possible en fait les personnes
qui nous écoutent elles peuvent venir
mettre la main à la pâte c'est comment ça se passe
et par exemple il y a le samedi vingt cinq juin
en fait c'est un samedi toutes les trois semaines environ je commence à mettre
en place des petits ateliers autour du jardin
donc ce sera disponible sur le site facebook prosecco pour ceux qui
connaissent tout ça donc voilà il y aura vraiment des ateliers autour du jardin
et pas simplement la mise en place des bacs on va redonner un peu de vie à cet
espace jardin et jardin agrémente sa romaine des fleurs pour attirer les
organisateurs et tout donc ça sera le samedi vingt vingt cinq juin prochain
tous les mercredis matin de toute façon il y a aussi des ateliers jardins dans
chantiers participatif il faut s'inscrire pour ces ateliers du samedi
ces ateliers du samedi où on peut s'inscrire façon gratuitement sur ses cours
pour ceux qui connaissent ou sinon façon il y a toujours un numéro de téléphone
et un numéro et non sur sur facebook après tout le monde
mais on a pas forcément facebook sinon comme toutes les activités de la
raffinerie on vient ici un mercredi matin ou un mercredi soir et on rencontre
on regarde comment ça se passe on découvre et oui on est en plein air un du
on entend des bruits ambiants parfois
une grande muraille une mobylette
on est au stade
friche urbaine après tout on va là on a une grande ligne droite devant la
en tout cas merci beaucoup antoine et corentin pour sortir de sens pour toutes
ces réponses et puis voilà je rappelle que la raffinerie c'est un tiers-lieu
qui est ouvert à tout le monde il y en a pour tous les goûts
que ce soit tout ce qui est lié à l'environnement ou à la culture
culture
sa culture avec un grincer par la culture des sols mais aussi afin non pas du
sol de la raffinerie d'un passionnant
seul contraire un nom presque seul
yourself
eh bien merci beaucoup
bonne fin de journée à tout le monde et à bientôt
salut
au revoir à tout le monde
eliane
la radio qui vous connecte